Hier l’industrie alimentaire se mobilisait surtout pour éviter les crises sanitaires ; sa vigilance reste prioritaire et même d’une brûlante actualité avec les mystérieux incidents qui viennent de survenir en Allemagne. Il lui a été aussi demandé de contribuer à la lutte contre des pandémies telles que les maladies cardio-vasculaires, ou l’obésité et autres troubles nutritionnels. Toutes les professions ou presque sont sous la pression à cet égard et redoutent de nouvelles contraintes réglementaires que savent si bien inventer de zélés gardiens de la santé publique. Le « lobby industriel » comme on dit un peu vite est soupçonné du coup de freiner des quatre fers quand il s’agit de limiter le sucre, le sel et le gras dans les aliments. En réalité, il suggère seulement de raison garder car aucune mesure brutale n’échappe au risque de provoquer des effets contraires (surconsommation ou substitution par un produit non « allégé »). L’idéal serait presque que l’amélioration nutritionnelle des produits passe inaperçue ! De même les campagnes de prévention sont à double tranchant quand elles frôlent la démesure à travers un étiquetage et une information trop pointillistes. A ce qu’on sache, les repentis de l’alcool ou du tabac n’ont jamais été convertis par des messages présents sur les étiquettes !
A côté de ces batailles pour lesquelles elle n’est pas la mieux armée face aux administrations, au corps médical ou au lobby consumériste, l’industrie alimentaire a surtout à défendre sa liberté d’innover et d’alléguer sur les performances de ses produits. Et comme l’illustrent au moins les deux leaders Nestlé et Danone, à accroître encore leur R&D quitte à investir dans des activités à cheval sur l’alimentaire et le médical.
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