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L'abattage à la ferme se tourne vers le financement participatif

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L’association Abattage des animaux sur leurs lieux de vie (Aalvie) a annoncé le lancement d’un crowfunding de 1 million d’euros via la plateforme Miimosa. Cette somme doit notamment permettre de recruter un chargé de mission à partir de septembre pour gérer la période préparatoire des projets de caisson d’abattage mobiles portés par l’association. Elle financera également en partie les structures fixes. Guylain Pageot, éleveur et président de l’association estime le coût total pour un ensemble «unité fixe - caissons mobiles» à 3,5 millions d’euros, soit 7 millions pour les deux projets en cours.

« Notre modèle économique nous permettra d’emprunter pour financer cette somme et nous sommes également soutenus par les communautés de communes locales, Nantes métropole, le département et la région, explique-t-il. « Mais nous avons besoin de ce premier million d’euro pour accompagner tout le travail d’organisation et de logistique en amont sans se mettre une pression financière trop importante » ajoute l’éleveur.

Face aux difficultés de financement, l’association Aalvie n’est pas la seule à se tourner vers le crowfunding. « Il y a plusieurs projets en cours d’abattage à la ferme qui devraient démarrer des financements participatifs en juillet », annonce Émilie Jeannin de la Confédération Paysanne. Selon elle, les sommes récoltées permettront d’encourager les banques et autres partenaires dans le financement des projets d’abattages à la ferme. Sur ce point, elle regrette que l’État n’ait pas encore débloqué de financement. (Tanguy Dhelin)

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