« Nous distinguons deux problèmes distincts : celui de la compétitivité française et celui des zones de montagne, explique Luc Morelon, porte-parole de Lactalis. Il faut se préparer à l’échéance de 2015, qui va arriver très vite. La gestion par bassin représente un progrès mais quel sera le taux d’échange entre bassins ? Il faut libérer le potentiel de production des producteurs les plus dynamiques et donner la possibilité aux petits producteurs de se retirer de façon acceptable. Nous sommes favorables à un marché national des quotas pour accélérer la restructuration de la filière. Bien sûr, passer de l’échelon départemental à l’échelon national n’est pas facile. Mais la fin des quotas va entraîner une hausse des volumes et une baisse des prix, or les producteurs français ne sont pas armés pour faire face à une baisse des prix. On l’a vu en 2009. Pour les zones de montagne, où il faut maintenir la production, l’encadrement est nécessaire. Nous souhaitons une augmentation de l’indemnité compensatoire des handicaps naturels. »
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