Le géant laitier Lactalis a annoncé le 4 décembre détenir près de 96 % de Parmalat. La veille, sa filiale Sofil avait annoncé détenir de concert avec d'autres actionnaires exactement 95,805% du capital, à la suite de l'achat d'un bloc représentant 6,175% du capital de Parmalat, à un prix égal à 2,85 € par action. Lactalis a indiqué aux autorités boursières italiennes son intention de lancer une procédure de rachat obligatoire sur les actions restant en circulation avant de procéder au retrait de Parmalat de la Bourse de Milan, après plusieurs tentatives avortées.
Ce rachat met aussi un terme au bras de fer engagé depuis l'OPA hostile de Lactalis sur Parmalat en 2011, avec plusieurs actionnaires minoritaires et notamment le fonds Amber. Selon la presse italienne, Amber Capital, qui détenait plus de 2% du capital, a donc finalement accepté se solder sa position. Mais la bataille judiciaire n'est cependant pas terminée, à la suite du dépôt de plusieurs plaintes du fonds devant la justice italienne.
Le 30 octobre, Parmalat a annoncé pour les neuf premiers mois de son exercice en cours, une baisse de 6,3 % de son chiffre d'affaires à 4,53 Mrd€ (net de l'hyperinflation au Venezuela). À taux de change et périmètre constants, c'est-à-dire hors les acquisitions réalisées en 2017 et la contribution du Venezuela, le groupe précise que "le chiffre d’affaires net est comparable à celui de l’année précédente".
Pour 2018, Parmalat a confirmé anticiper "une baisse d'environ 1% de son chiffre d'affaires et entre 0 et 3% de l'Ebitda "en raison de difficultés rencontrées notamment au Canada et en Australie".
Parmalat retiré de la cote, c'est donc la dernière fois que le groupe communique sur ses résultats, conformément à la politique du secret de Lactalis. Sur son site internet, le français indique juste réaliser un chiffre d'affaires de 18,4 Mrd€, avec 240 sites industriels dans 47 pays.