Abonné
L’OPA de Lactalis sur Parmalat s’est achevée sur une participation de 83,3 %, alors que le seuil de réussite était de 55 %. La revente d’une partie du capital avait été évoquée avant l’opération, mais si elle se fait, ce ne sera évidemment pas tout de suite. D’un côté, elle permettrait de limiter l’endettement, de l’autre une participation de plus de 80 % et une participation d’un peu plus de 50 % n’offrent pas exactement les mêmes possibilités. Affaire à suivre donc. Rappelons que Lactalis avait commencé à racheter des actions de Parmalat bien avant l’opération surprise du mois de mars, suivie d’une OPA lancée devant la levée de boucliers en Italie.
Selon des chiffres de 2010 cités par le groupe, le « nouveau Lactalis » pèse
14,7 milliards de chiffre d’affaires annuel et passe donc devant le suisse Nestlé (10,1 milliards d’euros hors glaces et nutrition) et le français Danone (9,7 milliards hors nutrition). Il passe par ailleurs à la 15e place mondiale des groupes agroalimentaires et emploie plus de 50 000 personnes. « C’est une étape importante pour notre groupe qui permet à nos activités de croître de presque 50% », a déclaré le président du conseil de surveillance de Lactalis, Emmanuel Besnier. « Parmalat et Lactalis pourront bénéficier mutuellement de la complémentarité de leur organisation internationale et de leur portefeuille de produits et de marques afin de poursuivre leur développement », a-t-il ajouté. Au total, entre sa montée au capital avant l’OPA et l’OPA, Lactalis aura déboursé environ 3,7 milliards d’euros pour s’emparer de Parmalat, ce qui devrait faire grimper sa dette à environ 6,7 milliards. Il a toutefois assuré qu’il maintiendrait Parmalat en Bourse.