Les échéances se rapprochent : alors que certains producteurs se préparent à lancer une grève du lait, ceux qui livrent le groupe Entremont posent un ultimatum exigeant de savoir avant le 15 juillet à quelle solution de sauvetage durable est vouée cette entreprise que les banques tiennent en sursis. Peu après, le nouveau ministre de l’Alimentation promet de réunir producteurs, industriels et distributeurs pour « établir une transparence totale sur les prix du lait ». Autrement dit Bruno Le Maire lancera le chantier annoncé dans le cadre de l’Observatoire des prix et des marges puisque celui-ci vient d’achever son premier travail sur les produits du porc. Un exercice qui viendra alimenter celui, sûrement moins pointu, auquel la Commission européenne entend se livrer dans une communication prévue en fin d’année. A vrai dire, sur la politique laitière, Bruno Le Maire veut surtout réveiller l’axe franco-allemand qui lui est cher et rédiger avec son collègue d’outre-Rhin une position commune sur la nécessaire régulation dans ce secteur. Celle-ci ne passera plus, toutefois, par les quotas : pour lui, contrairement à ce que laissait entendre il y a peu son prédécesseur, la page est tournée. Ceci dit sans attendre l’« analyse approfondie » demandée instamment par les 27 à la Commission. Pour savoir par quoi les remplacer, les uns et les autres pourront toujours se référer au rapport d’information que Jean Bizet a fait adopter par la commission des affaires européennes du Sénat : le sénateur de la Manche rejoint les adeptes de la contractualisation – en faisant curieusement l’impasse sur le contrat coopératif - mais sans se cacher les nombreuses lacunes qui entourent encore ce concept, ni croire qu’il soit viable sans un arbitrage effectif par l’Etat.
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