En avril, les prix du lait dans l’UE ont encore reculé de 4 % sur un mois à 27,3 cts/kg. Pour freiner cette descente, le seul salut semble être la limitation temporaire de l’offre. Sans donner l’impression d’un retour par la fenêtre d’un quelconque régime de quotas. Mais, pour que cette solution fonctionne, des incitations financières sont indispensables. Les pressions s’accumulent donc sur Phil Hogan pour qu’il fasse des propositions concrètes, et arrache quelques fonds supplémentaires à un exécutif européen peu enclin à encore intervenir. C’est d’abord sa famille politique, le Parti populaire européen (centre droit), qui demande au commissaire à l’agriculture de prendre l’initiative de « mesures obligatoires et non bureaucratiques pour réduire la production de lait », de rendre plus flexibles et éventuellement plus attractifs les achats publics dans ce secteur et même de revenir à l’aide au beurre destiné à la production de pâtisseries et de crèmes glacées. C’est aussi « le triangle de Weimar », qui, regroupant l’Allemagne, la France et la Pologne, le pousse à débloquer dès le mois de juin une nouvelle enveloppe « pour soutenir des mesures volontaires au niveau individuel ou collectif de réduction/stabilisation » des livraisons. Phil Hogan va avoir du mal à continuer à faire le mort, en s’abritant derrière l’argument des fonds européens non encore dépensés au niveau national et en vantant le recours aux aides d’État.
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