Dans un communiqué du 7 juin, le réseau France OP Lait (18 OP membres, 6 000 exploitations) déplore que les négociations entre les organisations de producteurs (OP) et les transformateurs soient « une fois de plus les grandes oubliées de la bonne application des lois », alors que les industriels et les distributeurs ont pu renégocier leurs contrats pour faire passer des hausses de tarifs. L’association d’OP affirme qu’il y a une « absence totale de contrôles de la DGCCRF sur les relations OP/industriels quant à l’application de la loi Egalim et aux abus qui gangrènent la filière ». À l’approche des législatives, France OP Lait interpelle les élus. « Pour garantir la souveraineté alimentaire si chère au gouvernement, le Plan de relance ne suffira certainement pas à renforcer le rôle des OP : les abus des acheteurs doivent être aujourd’hui sanctionnés, affirme-t-elle. Tout est question de volonté politique ! » Le communiqué interroge l’existence d’une volonté politique « de concrétiser le renforcement du pouvoir de négociation des producteurs de lait au sein d’OP et d’associations d’OP ». Aux yeux de l’organisation, c’est « la seule solution pour une meilleure répartition de la valeur au bénéfice des producteurs ».
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