« Responsabiliser » les acteurs du secteur. C'est ce que suggère Dacian Ciolos pour encadrer la production laitière en 2015, une fois les quotas de production abolis. Si certains veulent produire plus, ils sont libres. Mais, prévient le commissaire européen à l'agriculture, « qu'ils soient conscients que l'argent public ne peut pas les indemniser s'ils perturbent le marché ». En d'autres termes, ceux qui prennent des risques devront payer les pots cassés. Un dispositif de ce type a été adopté dans le cadre du nouveau Farm Bill aux États-Unis. Il est donc demandé aux producteurs et transformateurs des pays qui sont dans les starting blocks et n'attendent que la fin de quotas pour augmenter leur production (comme l'Irlande, les Pays-Bas, l'Autriche) de se passer d'une partie des outils de gestion de crise qui pourraient être mis en place. Des outils qui, au demeurant, restent à définir. Gel temporaire de la production ou paiements contra-cycliques, comme le propose le ministre français Stéphane Le Foll ? Difficile à imaginer au regard des débats sur la question durant les négociations sur la réforme de la Pac. Les tentatives de Parlement européen d'aller dans ce sens avaient été refroidies. Bruxelles devrait plutôt pencher pour des systèmes assuranciels ou des dispositifs plus classiques comme des aides au stockage privé. Mais encore faut-il qu'une majorité se dégage d'un Conseil très divisé, comme toujours sur ce dossier, pour demander à la Commission d'avancer des propositions.
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