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Restructuration/Volaille L’arrivée de nouveaux actionnaires chez Doux se confirme

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Le groupe volailler Doux, en redressement judiciaire depuis juin 2012, a confirmé le jeudi 7 novembre « être en passe de finaliser un accord de reprise avec le groupe saoudien Almunajem, son premier client, et la holding de la famille Calmels D&P. Cette dernière détiendra 52,5% du capital de Doux, Almunajem 25% et la famille Doux 22,5%. Une assemblée générale des actionnaires devrait entériner cette nouvelle configuration le 21 novembre. Le tribunal de commerce de Quimper l’examinera à son tour le 26 novembre, lorsqu’il devra rendre sa décision sur le plan de continuation que lui présentera alors la société. C’est sans doute un élément qui sera jugé positivement pour peser dans son jugement. En déplacement en Bretagne, le lendemain de cette annonce, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot y ont vu « un signe positif très encourageant » et « qui permettra à Doux et à ses 2 000 salariés de relancer l’activité et d’engager les investissements nécessaires pour moderniser les outils de production ». Pour le ministre de l’Agriculture, cet accord de reprise est « d’autant plus important qu’il porte sur le long terme ». Il a d’ores et déjà annoncé qu’en cas de «de confirmation du plan de continuation, le gouvernement et Bpifrance seront mobilisés pour accompagner ces repreneurs ».
 
Des syndicats plus circonspects
La direction de Doux réunissait ce mercredi 13 novembre les représentants des différents syndicats pour leur présenter la répartition définitive de l’actionnariat et le futur organigramme du groupe, suite à la signature définitive des accords actant l’arrivée des nouveaux actionnaires prévue le même jour à Paris. Ces informations leur seront également présentées plus officiellement lors d’un comité central d’entreprise le 21 novembre. « C’est une bonne nouvelle, car si les nouveaux actionnaires n’étaient pas venus, le groupe aurait été en grande difficulté, surtout avec la fin des restitutions », nous a confié Raymond Gouiffés, délégué CGT du groupe Doux. Vanessa Perrotin, secrétaire fédérale du syndicat FGA-CFDT, est plus mesurée. Elle reconnait que l’arrivée des nouveaux actionnaires permettra de résoudre les problèmes de trésorerie à court terme, mais se demande si le plan de continuation présenté par le groupe ne péche pas par excés d’optimisme dans ses prévisions d’activité. Elle n’est pas certaine que l’avenir du groupe sur le long terme soit réellement préservé.