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CHARCUTERIE/STRATÉGIE L'Atelier de l'Argoat en libre-service avec Petit Breton (Triballat Noyal)

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L'Atelier de l'Argoat et Triballat Noyal ont eu la bonne idée de marier leurs produits en rayon. L'assiette bretonne pour repas raclette, déjà commercialisée chez Système U Ouest, marie 15 tranches d'andouille et 8 tranches de fromage à marque Petit Breton. Elle permet à l'Atelier de l'Argoat (Plélan le Grand, 35) de mettre un pied en libre service à sa marque et à Triballat Noyal (Noyal sur Vilaine, 35) de se positionner au rayon traiteur.

Le produit symbolise aussi le renouveau de l'Atelier de l'Argoat, repris par Joël Tin-gaud en 2004. L'entreprise, qui a investi 1 million d'euros dans un atelier de tranchage l'an dernier, devrait produire 750 000 barquettes au total cette année (contre 550 000 en 2012, quand le tranchage était sous-traité). « Cela participe de notre stratégie de valorisation. Avoir notre propre atelier de tranchage nous donne la capacité d'innover vraiment sur ce type de produits », souligne Joël Tingaud. La PME développe aussi de nouvelles recettes. Elle a ainsi récemment lancé des produits destinés à l'apéritif auprès de la RHF (apéridouille au piment d'espelette, au roquefort, ou nature). « Nos volumes sont stables, à 520 tonnes, mais ce qui nous importe, c'est surtout la valorisation », commente Joël Tingaud.

Prochaine étape, l'ouverture d'un magasin d'usine attenant à la galerie de visite, qui permettra de présenter le savoir-faire de l'entreprise – la manipulation des chaudins vaut la peine d'être vue –, et qui servira aussi à préparer les commandes de la boutique en ligne, en cours de création.

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L'Atelier de l'Argoat, qui emploie 72 personnes, devrait dépasser les 6 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014, après 5,8 millions en 2013.

UNE ENTREPRISE TRÈS DÉPENDANTE DE LA FILIÈRE PORCINE BRETONNE

L'Atelier de l'Argoat s'approvisionne en chaudins (boyaux) auprès de plusieurs abattoirs bretons. « Cette pluralité est importante car chacun a un savoir-faire spécifique », souligne Joël Tingaud. La situation de Gad (après la fermeture de Lampaul l'an passé, le site de Josselin a été repris par Intermarché) représentait donc une incertitude importante pour la PME. « Nous avons été rassurés sur le fait qu'il n'y aurait de pas de modification pour l'instant », explique le dirigeant.