Santiago Sané, du cabinet d'audit BDO, avait pour mission de contrôler les comptes de Pescanova jusqu'en 2014. Il a réitéré devant le juge les accusations contre la direction de l'entreprise, déjà portées en novembre 2013. « C'était une fraude quasi indétectable, et pour qu'elle le soit, il faut qu'elle ait été organisée au plus haut niveau de l'entreprise », a-t-il affirmé. Il a cité de nouveau les noms du p.-d.g., Manuel Fernandez de Sousa, des directeurs financiers, de la comptabilité, de l'audit interne et les dirigeants des différentes filiales du groupe. Par ailleurs une nouvelle enquête vient d'être ouverte suite aux accusations d'un actionnaire minoritaire qui prétend que la direction de Pescanova a acheté la bienveillance de deux de ses actionnaires, Damm et Luxempart au début des négociations avec les banques, pour 3 M€.