Le champagne Laurent-Perrier (marques Laurent-Perrier, Salon, Delamotte et Champagne de Castellane) a réalisé lors de son exercice 2006-2007 clos fin mars un bénéfice en forte hausse de 34,4 % à 30,2 millions d’euros. Pour l’exercice en cours, il prévoit une moindre croissance des volumes pour certaines de ses marques.
Le groupe de champagne Laurent-Perrier qui détient dans son portefeuille les marques Laurent-Perrier, Salon, Delamotte et Champagne de Castellane a réalisé lors de son exercice 2006-2007 (clos fin mars) un bénéfice en forte hausse de 34,4% à 30,2 millions d’euros. Le résultat net représente désormais 12,8% du chiffre d’affaires, soit un gain de 2 points en un an. Les ventes, rappelons-le, ont été en hausse de 13,7 % à 236,6 millions d’euros.
Commentant les résultats, Yves Dumont, président du directoire du groupe, a déclaré : « La hausse de plus de 30 % du résultat net, pour la seconde année consécutive, est la conséquence d’une vraie politique de valeur qui permet au groupe d’atteindre un niveau de rentabilité indispensable pour financer les investissements nécessaires à sa croissance future ».
Le résultat opérationnel courant atteint 56,6 millions d’euros, soit une hausse de près de 37 %. La marge opérationnelle, en progression de 4 points par rapport à l’an passé, atteint 23,9 %, un niveau jamais atteint auparavant par le groupe. La hausse du résultat net a entraîné une forte augmentation de la capacité d’autofinancement après impôts qui progresse de 45 % à 37,8 millions d’euros. Cette trésorerie a permis de financer l’accroissement du besoin en fonds de roulement à hauteur de 9 millions d’euros et les investissements à hauteur de 6,1 millions d’euros, principalement dans l’extension des capacités de cuverie de Tours-sur-Marne. Elle a également permis de réduire l’endettement net qui a été ramené à 229,3 millions d’euros, soit une baisse de 18,1 millions d’euros en un an. La dette représente, à la fin de l’exercice, 1,14 fois les fonds propres contre 1,46 fois à la fin de l’exercice précédent.
Honorer la demande au Japon
Pour l’exercice suivant, malgré la vigueur de l’euro, le groupe estime que le marché du champagne devrait rester bien orienté. Cependant, la croissance des volumes du groupe devrait fortement ralentir par rapport à l’exercice 2006-2007, à l’exception de la marque Laurent-Perrier. En effet, les volumes de celle-ci doivent continuer à progresser, notamment grâce aux effets de l’accord conclu avec la société Suntory au Japon, annoncé en février dernier. Les autres marques devraient, par contre, connaître une pause, conformément à la stratégie à long terme du groupe. L’effet prix/mix devrait rester très positif à cause du poids croissant de la marque Laurent-Perrier dans les volumes totaux du groupe et à la proportion accrue des champagnes de haut de gamme dans les ventes de la marque.