Les achats de poisson frais ont baissé de 5 % en volume sur 12 mois (à fin mars 2014), alors que dans le même temps le prix d'achat moyen augmentait de 3 %. Cette tendance s'explique selon la note de conjoncture publié par FranceAgriMer le 28 mai, « par l'important recul du volume des achats de saumon frais (-25 %) qui représentent 20 % du volume des achats de poisson frais ». Une désaffection qui se fait au profit du cabillaud, qui affiche une hausse en volume de 13 % sur un an, parallèlement à un prix en recul de 3 %. Le cabillaud devient ainsi la première espèce de poisson consommée. « La part des achats de cabillaud dans les achats de poisson frais dépasse actuellement celle du saumon (jusqu'à 7 points d'écart en février 2014) », note FranceAgriMer. Les importations de saumon, première espère importée, sont toujours en repli (-5% en volume équivalent poids vif sur 12 mois à fin mars 2014) en raison de la flambée de son cours.
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Le cabillaud, dont les disponibilités sont importantes, enregistre une hausse de plus en plus forte de la demande (+52 % des importations en volume) grâce à un prix moyen en recul de 14 %. Du côté des coquillages, les moules ont enregistré une baisse du volume des achats de 5 %, la coquille Saint-Jacques entière de 4 % et la noix de 2 %, tout comme les crustacés frais (en moyenne - 2 %, langoustine - 3 %). Le segment des produits traiteur réfrigérés ne se porte guère mieux, avec un recul de la consommation de 6 % sur 12 mois. Les achats de saumon fumé baissent également (-12 %), tout comme ceux des crevettes et gambas cuites (-16 %), alors que leur prix moyen augmente (respectivement + 7 % et + 13 %). Même tendance sur les poissons surgelés (-3 %). Seuls les achats de conserves de poissons sont en croissance : + 1 %.