Le 28 février, le Crédit Agricole et les Jeunes agriculteurs ont dévoilé, au Salon de l’agriculture, un " nouveau dispositif d’accompagnement personnalisé pour les jeunes agriculteurs " qui s’est traduit par la signature d’une convention de partenariat. L’offre nationale, déployée par les caisses régionales dès mars 2017, intègre : " un prêt à l’installation avec davantage de souplesse pour faire face aux aléas, un volet assurantiel incitatif pour intégrer dès l’installation la gestion des risques en agriculture, une offre monétique avantageuse pour développer les circuits courts, un volet e-commerce pour ceux qui souhaitent créer leur boutique internet et une offre de télésurveillance pour l’exploitation ", selon le Crédit Agricole. La banque a rappelé qu’elle accompagne déjà huit agriculteurs sur dix. Interrogé sur le sujet Jérémy Decerle, président de Jeunes agriculteurs, évoque un travail de près d’un an sur la question. Il évoque également, via ce pack pour l’installation, un prêt court terme à taux 0 sur six mois qui pourra être proposé pour avancer 80 % de la dotation jeune agriculteur (DJA) afin de faire face au retard de paiement de l’administration. L’offre monétique servira à sécuriser les paiements par internet pour les jeunes qui veulent développer les ventes par ce support ou bien par carte bancaire dans les cas de circuits courts (marché, vente à la ferme…). Une formation pour le développement des circuits courts est également proposée ainsi qu’une baisse de 30 à 50 % sur les tarifications standards notamment sur les assurances (biens matériels, climats, capital, retraite…). Quant au prêt, ses échéances seront modulables de plus ou moins 50 %. Il ne s’agit pas de remplacer les prêts bonifiés car les taux du marché sont toujours très bas, précise Jérémy Decerle. Il reconnaît cependant que de nouvelles négociations auront certainement lieu si les taux réaugmentent dans les mois à venir. " Ce partenariat vient alimenter le mur bancaire que défend Jeunes agriculteurs ", précise-t-il, évoquant la diversité de sources de financements pour une jeune exploitation. Plus généralement, il s’inquiète de la mise en œuvre en région du nouveau parcours à l’installation. Chacune ayant sa stratégie induisant une diversité de situation, difficile à vivre sur le terrain.
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