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OMC Le cycle de Doha, « une mule qui ne veut plus avancer »

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Les négociations de Doha sur la libéralisation des échanges, que les pays membres de l’OMC veulent conclure en 2011, ressemblent actuellement à une mule qui ne veut plus avancer, estime le directeur général de l’organisation, Pascal Lamy.

Entamés en 2001 dans la capitale du Qatar, les pourparlers commerciaux multilatéraux « sont dans une passe difficile », a reconnu Pascal Lamy lors d’une conférence de presse le 7 avril. « Pour beaucoup de personnes, l’OMC est comme une mule (...), un animal fiable et endurant sur lequel on peut compter », a expliqué le directeur général de l’organisation, ajoutant : « La difficulté avec les mules est que, parfois, elles s’arrêtent. Elles ne vont pas en arrière mais elles refusent d’avancer. C’est ce qui est en train de se passer avec les négociations commerciales aujourd’hui ».
Les discussions bloquent surtout sur les modalités de la libéralisation pour certains produits industriels. Les principaux membres de l’OMC ont convenu lors du Forum économique de Davos, fin janvier, de faire leur possible pour les conclure en 2011, jugeant qu’il y a une fenêtre d’opportunité qui pourrait ne pas se représenter.
Pour y parvenir, ils ont estimé que les textes sur les principaux sujets du cycle (agriculture, produits industriels, services) devaient être prêts avant fin avril. Ces documents doivent servir de base pour la conclusion d’un accord qui devrait, selon leur plan, intervenir en juillet afin de pouvoir boucler définitivement les pourparlers lors d’une réunion ministérielle prévue à la fin de l’année.
Toutefois, à quelques semaines de la première échéance, le fossé reste énorme entre les membres de l’OMC, a admis M. Lamy qui tente maintenant d’évaluer son ampleur en rencontrant séparément les principaux négociateurs.

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