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Le développement des marchés à terme génère de la volatilité

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Plus modernes et plus attractifs qu’il y a quelques années, les marchés à terme de matières premières agricoles voient leur volatilité augmenter aussi en raison de leur essor et des changements de fonctionnement que cela implique. Voici quatre ans, seuls 10 % des contrats traités l’étaient sous  forme électronique. Aujourd’hui, 90 % des échanges se font sous cette forme. « C’est pour nous un signal », a expliqué Frédéric Lorenzini, de Morning Star, le 1er décembre. Ces échanges automatisés créent des phénomènes d’emballement donc de la volatilité. Parce que, par exemple, le franchissement de certaines valeurs entraîne le déclenchement d’opérations automatiques d’achat qui peuvent faire monter très fortement le marché, mais de manière artificielle. Autre point sensible : l’inflation du nombre d’acteurs, à l’origine de remises à jour régulières des règles de fonctionnement des marchés. Entre 1999 et 2005, la CFTC, autorité de contrôle des marchés américains, a dû multiplier par 4 le nombre maximal de contrats détenus par un opérateur en maïs. Aujourd’hui, des dérogations aux limites existent pour les producteurs de matières premières qui souhaitent se couvrir sur de grandes surfaces financières. « Ce sont des éléments un peu inquiétants, a signalé Frédéric Lorenzini. Le marché des matières premières est régulé par une autorité de contrôle qui existe depuis 80 ans mais cette dernière risque d’être rattrapée par la surchauffe ».