Socopa prend une participation majoritaire dans la société Bahier, spécialiste des rillettes. Il répond ainsi au souci du dirigeant de la PME de pérenniser son entreprise et assure ne pas vouloir pousser plus avant la croissance externe dans le secteur de la charcuterie.
Avec le rapprochement de Jean Caby et Smithfield et la reprise prévue de Paul Prédault par Monique Piffaut (voir par ailleurs), la restructuration du secteur toujours très atomisé de la charcuterie se poursuit. La société Bahier, leader ou deuxième intervenant dans le boudin, les rillettes et les tripes (77 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 420 salariés), ouvre son capital au groupe Socopa qui en détiendra une part « largement majoritaire », indique-t-on sans plus de précision. Cette opération répond au souci de son p.-d.g, sans successeur, de pérenniser l’entreprise.
Chez Socopa, l’on évoque « la proximité géographique et des personnes » entre les deux entreprises. On souligne aussi la possibilité de valoriser la matière première bœuf et viande du groupe dans sa nouvelle filiale, tout en insistant sur le fait qu’il s’agit là d’une « niche ». Le premier producteur français de viandes n’entend pas s’engager davantage dans le secteur de la charcuterie. Bahier conservera son identité, ses équipes, et sa marque.
Une consommation toujours en baisse
Pour ce qui est des gammes pour l’été, commercialisées par Socopa et qui comprennent merguez, chipolatas et autres spécialités, la saison 2004 n’a pas été extraordinaire, souligne-t-on. Du reste, la consommation de produits carnés de toutes les espèces a continué de décliner, selon Secodip. Entre le 1er janvier et le 8 août, le bœuf accuse une baisse en volume de 1,2 %, le veau de 3,1 %, l’agneau de 2,6 %, le porc de 6,8 % et la volaille de 1,3 %.
Dans ce contexte de déclin général, Socopa se dit satisfait de l’impact de sa marque Valtéro, qui, explique-t-on, a renforcé l’image du groupe en termes d’innovation et de modernité. Si le groupe ne souhaite pas communiquer sur ses résultats 2003, il souligne que ceux-ci sont conformes aux indicateurs publiés par l’Office de la viande.