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Charcuterie/Cession Le feuilleton de la reprise de Madrange reprend

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Le charcutier limougeaud Madrange, qui a connu ces dernières années une impressionnante valse des dirigeants et une véritable dégringolade de ses parts de marché (de 12 % en 2002 à moins de 2 % aujourd’hui) pourrait être racheté par un de ses concurrents, rapporte Le Journal du Dimanche, qui fait état d’une situation financière difficile. D’après le JDD, Paul Prédault (groupe Turenne Lafayette, Monique Piffaut) et Jean Caby (groupe Aoste, Campofrio) seraient sur les rangs. Olivier Maes, président du groupe Aoste, déclarait à Agra alimentation il y a quelques mois que le plan de restructuration de Jean Caby mené en 2009 portait ses fruits, sans donner davantage de précisions. Mais les rumeurs de cession de Jean Caby sont récurrentes, dans le marché très tendu des spécialistes du jambon cuit sous MDD. Un autre acheteur potentiel serait la coopérative agricole Brocéliande (Cooperl), rapporte le JDD. On retrouve donc sur les rangs peu ou prou les mêmes prétendants qu’en 2009 quand le projet de cession à Turenne Lafayette a finalement échoué.
Dans le cas d’un rachat par la société Paul Prédault, les syndicats de Madrange craignent des réductions d’effectifs, alors que 150 emplois ont déjà été supprimés en 2009.
Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) pourrait intervenir pour financer une partie des besoins, indique encore le JDD, alors que ce dossier est suivi de près par les ministères de l’Economie et de l’Agriculture et le Comité industriel de restructuration industrielle (Ciri), dans le souci de soutenir la filière porcine française. Madrange aurait besoin de 30 à 40 millions d’euros pour moderniser ses usines et son informatique.
Madrange, qui est contrôlé par la famille Madrangeas, emploie 1 300 personnes en France, essentiellement à Limoges. Le groupe n’a pas souhaité commenter ces informations.