Le groupe Cecab a soldé les comptes de Gad et renoué avec les bénéfices pour la première fois depuis 2011. Le groupe morbihannais en profite pour changer de nom. Exit groupe Cecab, place désormais au Groupe d'aucy, du nom de sa marque phare et de son premier métier, le légume appertisé.
Le groupe coopératif Cecab s'appelle désormais Groupe d'aucy, du nom de sa marque en légumes et plats cuisinés. Un changement auquel le groupe coopératif morbihannais songeait depuis plusieurs années et que le placement en liquidation judiciaire en 2014 de Gad, sa filiale d'abattage-découpe de porcs, a sans doute accéléré. 2014 semble donc marquer l'année du renouveau pour le groupe. Son chiffre d'affaires à 1,5 milliard d'euros (dont 28,7 % en activités agricoles) est évidemment en recul par rapport en 2013 (1,910 milliard d'euros) en raison de l'arrêt de l'activité de Gad SAS et de son activité de production de pet-food, ainsi que la baisse de valeur de ses céréales. Mais le résultat net du groupe aux 4 800 salariés est positif, à 12,4 millions d'euros, après intégration de tous les éléments exceptionnels liés à la restructuration de Gad. « Il s'agit du premier résultat positif du groupe depuis 2011 », a souligné Alain Perrin, directeur général du groupe. Avec 450 000 tonnes de légumes en boîte et 50 000 tonnes de plats cuisinés, sa branche d'aucy long life a généré 524,5 millions d'euros de ventes en 2014, soit 35 % du chiffre d'affaires total. « Nous avons fermé en 2013 différents sites pour massifier les autres et porter leurs capacités nominales autour de 100-110 000 tonnes », explique Alain Perrin. Les trois quarts des 48 millions d'euros investis par le groupe en 2014 ont concerné la branche d'aucy long life.
CHERCHER LA CROISSANCE HORS D'EUROPE
2014 constitue donc l'année 1 du nouveau modèle industriel de Groupe d'aucy censé reconstituer ses marges. Les marchés français et européens pourraient cependant se révéler trop étriqués pour le groupe, car jugés « matures ». La société envisage donc d'aller chercher de la croissance sur « des marchés émergents » hors d'Europe « par des opérations de croissance externe avec des entreprises de notre taille ».
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Les dirigeants ne donnent pas plus de précisions sur ces opérations, disant juste qu'elles pourraient se concrétiser dans les trois prochaines années. Le groupe réalise déjà 16 % de son chiffre d'affaires consolidé à l'exportation. Groupe d'aucy entend aussi renforcer l'innovation, « ce que nous n'avons pas fait pendant la période de crise qu'a connue le groupe », confie Alain Perrin. Elle concerne les quatre métiers du groupe (amont, légume appertisé, viande, œufs-snacking). Groupe d'aucy va en parallèle refondre entièrement son système d'information pour optimiser les flux industriels.
Alain Perrin prévoit dès 2015 une amélioration sensible (+ 10 %) du résultat net du groupe. De son aventure industrielle dans le porc, il reste à Groupe d'aucy une unité, Aubret (Saint-Mars la Jaille, Loire-Atlantique), spécialisée dans la production de produits de poitrine fumées (42 000 tonnes), en particulier de lardons. Le groupe continue de la moderniser mais envisage « un partenariat industriel », glisse sans plus de précision Alain Perrin.