Le Haut conseil des biotechnologies (HCB), qui représente à la fois le point de vue des scientifiques et celui de la société civile, a diffusé le 16 octobre un avis selon lequel l’information scientifique des firmes sur les OGM est suffisamment accessible. Une fois n’est pas coutume, les deux organes du HCB, souvent en désaccord, sont parvenus à un consensus, qui permet au HCB de présenter une position commune. Il constate tout d’abord que « le dispositif juridique et pratique actuel permet à toute personne qui le demande d’accéder facilement et rapidement à l’ensemble des données brutes relatives à un dossier de mise sur le marché des plantes génétiquement modifiées». Le HCB a défini cette position après avoir été saisi par les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie en février dernier, notamment à la suite d’une prise de position du chercheur Gilles-Éric Séralini. Celui-ci reprochait l’absence d’accessibilité aux données brutes des firmes, lors de son étude sur le maïs NK 603. L’avis du HCB vise aussi « à clarifier les règles et pratiques en la matière ». Le HCB s’interroge ensuite sur les évolutions possibles du dispositif français. À cet égard, il reste partagé sur l’opportunité de lui substituer une mise en ligne automatique des données brutes, comme le proposent aujourd’hui un certain nombre d’acteurs. Mais en étant conscient que l’accès aux données brutes peut conduire à la diffusion d’alertes infondées qui sont anxiogènes pour le public, fragilisant l’expertise et jetant la suspicion sur les experts.
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