Abonné

Le Label rouge, un outil de différenciation pour Montfort

- - 3 min

La Maison Monfort opte pour le label rouge, bien connu des Français, garantissant à la fois la qualité et le goût. La marque grand public d’Euralis est le premier grand acteur du foie gras à adhérer à ce cahier des charges.

La Maison Monfort opte pour le label rouge, bien connu des Français, garantissant à la fois la qualité et le goût. La marque grand public d’Euralis est le premier grand acteur du foie gras à adhérer à ce cahier des charges.

Après avoir connu le succès dans la volaille, avec environ 30% des ventes en GMS sous Label rouge, le palmipède à foie gras se convertit à ce label. Plus précisément, c’est l’un des quatre grands acteurs du foie gras, la Maison Monfort (Euralis), qui a décidé de s’essayer à ce cahier des charges qui existe depuis une trentaine d’années pour le canard gras. Mais seulement quelques petits opérateurs, au premier rang desquels Lafitte (marque Paysans de Gascogne en GMS), l’ont adopté jusqu’à maintenant.

« Les premiers magrets et aiguillettes Monfort Label rouge arrivent dans les grandes surfaces début mai » explique Boris Bourdin, directeur général des Ateliers culinaires d’Euralis, nouveau nom du pôle alimentaire de la coopérative. « A l’occasion de la saison festive, ce sont deux références de foie gras mi-cuit et 3 références de foie gras en conserve qui seront mis sur le marché », poursuit-il. Les produits devraient se trouver dans les grandes surfaces à un tarif supérieur de 25% par rapport à un foie gras IGP Sud-Ouest, soit autour de 110 à 115 euros/kg pour le foie gras.

Afin de mettre toutes ses chances de son côté, et de bien marquer sa différence avec l’offre existante, Monfort souligne que cette gamme sera également porteuse de l’IGP Sud-Ouest, et d’une appellation « fermier » à partir de juillet. Cette dernière indication fait référence à une exigence supérieure au Label rouge en ce qui concerne les densités d’élevage : seulement 8 canards au m2 contre 15 canards au m2 exigés pour le Label rouge. Le label rouge prévoit de son côté des exigences supérieures à l’IGP en termes de souche de canard (mulard à croissance lente), de durée d’élevage (102 jours au minimum), d’alimentation et de gavage (grain de maïs), d’abattage et de transformation.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Label rouge
Suivi
Suivre

Un nombre limité d’adhérents s’inscrivent dans la démarche

Pour cette nouvelle filière, Euralis a mobilisé une trentaine de ses adhérents, qui sont accompagnés financièrement avec une rémunération supplémentaire par rapport à un canard IGP. La coopérative prévoit une production annuelle de 40 tonnes de foie gras Label rouge à sa marque, une quantité très limitée par rapport aux 4 400 tonnes de foie gras qui sont écoulées chaque année dans les grandes surfaces françaises. Les produits sont fabriqués sur le site de Maubourguet (Hautes-Pyrénées), sauf les cuisses confites qui sortiront des ateliers de Sarlat (Dordogne). 

Si le produit trouve sa clientèle, les quantités pourront être augmentées dans une certaine limite, tous les élevages n’étant pas adaptés aux contraintes de la production sous Label rouge. Selon Montfort, le Label rouge présente un potentiel de 5 à 10% des ventes de foie gras.