Sans les exportations, le marché des fromages serait désespérément plat. Et la confrontation entre fabricants pour conserver leur place dans le circuit des grandes surfaces n’est pas des plus faciles.
En 2006, les marques distributeurs (MDD) ont devancé désormais les marques nationales au rayon fromages des hypers et supermarchés : en progressant de 5,8 % en 2006, elles ont conforté leur part de marché, selon les panels IRI pour le CNIEL. Celle-ci est passée à 44,9 % des ventes en volume contre 41,1 % pour les marques nationales (dont les ventes ont baissé de 1,8 %) et 14 % pour les marques économiques et régionales (en baisse de 2,5 %). Le scénario n’est pas très différent pour les fromages à pâtes molles, même si les marques nationales dominent encore ce segment à près de 45 % du total, contre 40 % aux MDD et 14,7 % aux petites marques. En effet, ce sont les ventes sous MDD qui progressent en 2006 (+0,9 %) quand les marques nationales chutent de 2,8 %.
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Globalement, note le CNIEL, si certains fromages AOC se développent, des produits emblématiques comme le camembert et le coulommiers sont en baisse (-2 %), victimes de ce que le plateau de fromages tend à être délaissé en fin de repas. Or, les pâtes molles restent un des poids lourds du rayon LS, avec 31 % du total (11 % camembert, 7 % coulommiers, 13 % autres). Mais elles ne pèsent que 16 % des ventes du rayon coupe et 13 % du frais-emballé. A l’inverse, la raclette, qui est un vrai fromage-repas, continue son avancée avec une croissance de +16,3 % l’an dernier au rayon LS.
Au total, si le marché des fromages LS est resté positif en hypers et supermarchés ces deux dernières années (+1,7 % puis +1,4 % en volume), cela résulte en fait de tendances opposées : +3,7 % en hypers et -1,4 % en supers. Et alors que la plupart des segments sont bien orientés, les pâtes molles pénalisent une nouvelle fois le marché, avec un recul de 0,9 % en 2006 après -1,2 % en 2005, tirées à la baisse par le camembert et le coulommiers.