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Syndicat/Vins de bordeaux Le négoce réplique à l’ultimatum des vignerons

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Le syndicat des négociants en vins de Bordeaux ne veut pas endosser la responsabilité de la crise que traverse le secteur et rejette les accusations des organisations de viticulteurs qui ont fixé la semaine dernière un ultimatum pour obtenir un prix plancher de la part de leurs clients du négoce.

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Le Syndicat des négociants en vins et spiritueux de Bordeaux et de la Gironde a rappelé la mobilisation des « équipes commerciales de nos maisons de négoce (…) sur l’ensemble des marchés dans un contexte concurrentiel de plus en plus difficile lié à la mondialisation ». « La situation dramatique de chute des cours » a pour effet en ce qui concerne les négociants « une dépréciation de nos stocks et la baisse (parfois même l’évaporation totale) de nos marges », a précisé le syndicat. Les niveaux de prix « beaucoup trop bas sont la conséquence directe d’une offre qui dépasse de beaucoup trop en quantité les capacités actuelles d’absorption du marché », estime le négoce bordelais, qui avec près de 400 entreprises, réalise plus de 75 % de la commercialisation des vins de Bordeaux et 80 % des exportations à destination de 170 pays. Son chiffre d’affaires global, rappelle le syndicat, est de 3 milliards d’euros par an.