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Sécurité alimentaire Le paradoxe africain, selon le Pnud

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Le programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a dénoncé le 15 mai le paradoxe d'une Afrique sub-saharienne qui affiche une croissance économique supérieure à la moyenne mondiale et souffre pourtant encore de la plus grande insécurité alimentaire de la planète.

«Les taux impressionnants de croissance du PIB en Afrique ne se sont pas traduits par l'élimination de la faim et de la malnutrition », a relevé Helen Clark, administratrice du Pnud, à Nairobi, lors du lancement d'un rapport sur le développement humain de l'Afrique.   Selon ce rapport, entre 2004 et 2008, les économies africaines ont crû en moyenne de 6,5 % par an. La crise mondiale a entraîné un ralentissement en 2009, à 2,7 %, mais dès 2010, « l'Afrique sub-saharienne a rebondi, renouant avec ses forts taux de croissance (5,4 % en 2010 et 5,2 % en 2011), et devrait continuer à croître de plus de 5 % en 2012 ».
Pourtant, note le Pnud, avec plus d'une personne sur quatre souffrant de malnutrition, l'Afrique sub-saharienne « reste la région au monde la plus affectée par l'insécurité alimentaire ».
Le rapport est d'ailleurs publié « alors qu'une nouvelle grave crise alimentaire frappe la région du Sahel en Afrique de l'Ouest », a souligné Mme Clark. « Sur la seule année 2011, des millions de personnes de l'autre côté du continent, dans la Corne de l'Afrique, ont été de la même façon frappées par la famine en Somalie », a-t-elle poursuivi.