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Le plan de reprise coordonnée dans le détail selon Sofiprotéol

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Selon un communiqué de Sofiprotéol, l’offre coordonnée « permet de reprendre 2 707 salariés en CDI et en CDD, au lieu des 2 188 postes recensés dans l’offre initiale, soit 519 postes supplémentaires ». Chacun des membres de l’offre coordonnée s’engage à accorder une priorité à l’embauche aux salariés du groupe Doux, sur un total de 371 postes.
Le projet industriel a été élargi au site de Quimper. « Tilly-Sabco et Glon-Sanders reprennent en location gérance, dans le cadre d’une société commune, l’activité de la société Doux Père Dodu. Tilly-Sabco reprend de son côté l’activité de Doux SA Kergonan. Au total, selon le communiqué, l’offre concernant Quimper permet de sauvegarder 125 postes de travail supplémentaires, inclus dans le total de 2680 emplois repris.
Autre changement, « les sociétés Cavac et Ciab se joignent à Glon-Sanders pour reprendre le site de L’Oie, qui faisait l’objet, initialement, d’une offre de reprise par Glon Sanders seul. »
Le reste du projet industriel est inchangé. Une société commune, constituée de Glon-Sanders et  de DUC, reprend les sites de Clémont, de Boynes, de Blancafort et d’Amilly. Une autre société commune, constituée de Glon-Sanders et de Triskalia, reprend les sites de Banalec et de Pluguffan. Guernevez Participation reprend le site de Plouray.  Tilly-Sabco reprend les sites de Chateaulin et de Chantonnay ; LDC le site de Laval, Terrena les sites de La Vraie Croix et de Sérent ; Hendrix Genetics le site d’Elven. Les usines de Pleucadeux et de Graincourt ne seraient pas reprises mais une petite partie du personnel de Pleucadeuc se verraient proposer des postes chez les repreneurs.
Les membres de l’offre coordonnée ont conclu des accords commerciaux et capitalistiques couvrant toutes les étapes de la chaîne de production et de commercialisation, assurant ainsi un débouché à toutes les activités. Ces accords expliquent le caractère indivisible de l’offre coordonnée.
Enfin, l’offre coordonnée s’accompagne d’un volet agricole. Elle reprend les stocks de « vifs » à la société Doux Elevage. Le 25 juillet Xavier Beulin évaluait ce coût entre 18 et 19 millions d’euros. Cette reprise de stocks devrait permettre à l’administrateur judiciaire de rembourser la totalité des créances des éleveurs (12 millions d’euros). A noter que les créances des éleveurs sont portées par une société autonome non confondue avec Doux. Elles concernent aussi des créances portées par une structure coopérative qui regroupe les éleveurs non intégrés.