Abonné

Le rapport Deriot remet à jour les analyses

- - 2 min

Le récent rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (Opeps) dirigé par le sénateur Gérard Deriot (UMP) envisage la lutte contre l’obésité comme un problème global de société, avec ses déterminants socio-économiques. Rappelant que la loi de santé publique du 9 août 2004 prévoit une information sanitaire sur les messages publicitaires des boissons ou aliments sucrés, le document propose de renforcer les partenariats entre les différents intervenants du secteur. Trois « moyens d’action » sont notamment évoqués :

– Agir sur les marchés, en modifiant les « prix relatifs » de certains produits, « soit par l’effet d’une taxation des produits les moins bons sur un plan nutritionnel, soit en subventionnant ceux plus sains mais chers comme les fruits et légumes ;

– rendre obligatoire un « étiquetage nutritionnel » dans le commerce et les restaurants

– cibler des aides « par exemple en faveur de la restauration scolaire ou des groupes défavorisés ».

L’association de consommateurs UFC-Que choisir a aussitôt dénoncé la proposition de réintroduire les distributeurs automatiques dans les écoles, contenue dans ce rapport. De son coté, l’industrie agroalimentaire, invitée par Gérard Deriot au même titre que la grande distribution à se mobiliser, a réagi au document par la voix de l’Ania, qui demande « à être associée à la prévention et à la prise en charge de l’obésité en tant que partenaire des pouvoirs publics » mais souligne que contraindre « les annonceurs à apposer des mentions à caractère sanitaire sur leurs publicités ou à payer des taxes n’est qu’une approche simplificatrice et démagogique du problème ».