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Le Salon de l’agriculture veut développer sa dimension internationale

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Pour son édition 2016, le Salon de l’agriculture veut développer sa dimension internationale, ont expliqué ses organisateurs lors d’une conférence de presse de présentation le 7 janvier. Objectif : ne plus être seulement le salon des Français, selon les mots du ministre de l’Agriculture.

À l’occasion de la prochaine édition du Salon de l’agriculture le 27 février prochain, ses organisateurs veulent développer sa dimension internationale, ont-ils expliqué le 7 janvier en présence du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. « Autant la dimension nationale du salon fonctionne bien, autant l’international est un peu en retrait », constate Jean-Luc Poulain, président du Salon. Le compte des visiteurs étrangers était jusqu’ici mal évalué, a expliqué le directeur du salon, Jacques Goudeau. On sait seulement que parmi les visiteurs venus l’année passée, 7 000 étaient étrangers. Une goutte d’eau parmi les 700 000 visiteurs accueillis. Par comparaison, le salon de l’élevage de Rennes (Space), tourné essentiellement vers les professionnels, à l’inverse du Salon de l’agriculture tourné vers le grand public, avait reçu 13 000 visiteurs étrangers en 2014, sur 115 000 visiteurs au total, soit plus de 10 % des visiteurs. À cette fin, le salon bénéficie du concours du ministre, qui affirme avoir lancé de nombreuses invitations, « 30 à 40 », à destination de ministres étrangers, notamment européens et africains. « Ça ne doit pas seulement être le salon des Français », estime Stéphane Le Foll. Le salon veut suivre le modèle du salon berlinois Grüne Woche, qui se déroule en janvier, et dont le ministre dit qu’il a réussi à devenir un rendez-vous international. « Certains diraient que l’on court après l’Allemagne, je dis que l’on court pour la France », a lancé Jean-Luc Poulain. Le salon va poursuivre, pour la troisième année consécutive, la tenue d’un « forum international » organisé la veille de l’ouverture. Trois tables rondes y seront organisées, consacrées au thème choisi pour cette édition, « l’agriculture et l’alimentation citoyennes », déclinées autour de trois questions : les demandes des consommateurs à travers le monde, la recherche et développement et la « valorisation des normes et des appelations ».

Le concours bovin prêt malgré la FCO, le concours vin « élargi »

Le salon est prêt à accueillir les concours de bovins, malgré l’épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO) qui sévit actuellement dans le centre de la France. « Pour l’instant, il n’y a aucun problème », estime Benoit Tarche, commissaire général du Concours. Les animaux sélectionnés pour le concours ont tous été identifiés, et des vaccins leur ont été réservés, explique-t-il. Un conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav) est prévu le 11 janvier, au cours duquel le salon sera évoqué, a expliqué le ministre de l’Agriculture. Par ailleurs, le concours général des vins, qui représente 16 000 dès 21 000 échantillons de produits dégustés pour cette compétition, va être « élargi ». Parmi les 16 000 échantillons admis aux préselections régionales, le taux de produits présenté durant la phase finale va être relevé de 50 à 55 %. « Le concours a la réputation d’être hyper sélectif, voire démobilisateur pour certains », explique Benoit Tarche. Toutefois le nombre de lauréats restera le même. « Nous serons toujours aussi sévères », promet-il.