Le réseau national des Services de remplacement (SR) est « en train de faire les démarches » pour devenir une association reconnue d’utilité publique (ARUP) et pas seulement d’utilité sociale, a confié son président Nicolas Sarthou dans un entretien à Agra Presse le 19 mai. Par cette démarche, le SR (329 antennes sur tout le territoire) veut « être reconnu comme l’interlocuteur principal par les pouvoirs publics » dans le domaine du remplacement temporaire d’agriculteurs – lors d’un congé paternité, d’un arrêt de travail ou de vacances par exemple. Ce nouveau statut permettrait au SR de devenir « créancier prioritaire » dans les situations de « départs précipités (décès, coma ou incarcération du chef d’exploitation) », une « problématique de plus en plus récurrente dans les départements ».
« À ce jour, il y a pas mal de dossiers où nous sommes intervenus sur l’exploitation, le chef d’entreprise est décédé et le SR n’a jamais été payé », a exposé Nicolas Sarthou. Sur le sujet des départs précipités, le SR planche par ailleurs sur un « protocole national » inspiré du protocole déjà existant en Normandie, qui devrait être opérationnel « pour mi-2023 ». La reconnaissance d’utilité publique permettrait aussi au SR d’attirer plus de donateurs. « On a de plus en plus de financeurs privés qui viennent nous voir. On aimerait faire en sorte que tout le monde soit gagnant : eux pourraient profiter d’un abattage fiscal et nous de dons privés », a indiqué le président de l’association.