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Le travail agricole surexploité en forte hausse en Italie

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Environ 430 000 travailleurs agricoles, italiens et étrangers, sont « victimes » de graves formes d’exploitation en Italie, soit 30 000 à 50 000 de plus que l’année dernière, a dénoncé le 13 mai la CGIL, principale confédération syndicale du pays. Parmi eux, « plus de 100 000 travailleurs se trouvent dans des conditions de grave exploitation et de vulnérabilité du point de vue du logement », poursuit le syndicat dans son troisième rapport annuel sur le sujet.

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Les salaires tournent souvent « entre 22 et 30 € par jour, inférieurs de 50 % » à ceux prévus par les contrats légaux, « avec des horaires de 8 à 12 heures de travail par jour », précise ce rapport sur le « caporalato ». En Italie, le « caporale » est un intermédiaire généralement local qui fournit des travailleurs à la journée pour des exploitations agricoles ou des entreprises du bâtiment, s’occupant souvent de leur transport et de leur hébergement à des tarifs cette fois-ci excessifs. Ce phénomène qui touche toutes les régions italiennes arrive « jusqu’à des pratiques criminelles, comme la violence, le chantage ou la confiscation de documents personnels », ajoute le syndicat.