Abonné

Questions sanitaires L’Efsa se penche sur les risques liés aux aliments d’origine non animale

- - 3 min

Les denrées d’origine animale restent dans l’UE la source de la grande majorité des maladies humaines liées aux aliments, mais le nombre de cas dus aux aliments d’origine non animale est en augmentation, selon une évaluation scientifique – la première du genre – publiée le 8 janvier par l’Efsa et portant sur la période 2007 à 2011.

Quelque 90 % des affections sanitaires humaines liées à l’alimentation qui ont été répertoriées dans l’UE de 2007 à 2011 avaient pour origine des denrées d’origine animale. Toutefois, le nombre de crises sanitaires, de cas humains et d’hospitalisations associés à des denrées d’origine non animale s’est accru sur cette période, selon des données compilées par les experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).
Les problèmes sanitaires liés à cette catégorie d’aliments tendent à être plus nombreux, mais sont généralement moins sévères en termes d’hospitalisations et de décès que ceux dus aux denrées d’origine animale, soulignent les scientifiques.
Toutefois, précisent-ils, si l’on considère les tendances pour la période étudiée – au cours de laquelle les aliments d’origine non animale ont été associés à 10 % des crises sanitaires, 26 % des cas humains, 35 % des hospitalisations et 46 % des décès –, il faut tenir compte de l’impact important de la crise de 2011 due à des graines de fenugrec importées d’Égypte. Si l’on exclut les données relatives à cette épidémie, les denrées d’origine non animale ont été associées à 5 % de tous les décès provoqués par des maladies humaines dues aux aliments.

Un classement des combinaisons aliments-agents pathogènes

Les experts de l’Efsa ont, sur la base de ces statistiques, développé un modèle pour classer les risques liés aux maladies d’origine alimentaire dues à des produits non animaux.
Pour la période 2007 à 2011, la combinaison d’aliments et d’agents pathogènes (virus, bactéries ou parasites) la plus à risque s’est avérée être Salmonella et légumes verts à feuilles consommés crus. Viennent ensuite, ex aequo, les combinaisons Salmonella et légumes à bulbe et tige (tels que les asperges, les oignons, l’ail, etc.), Salmonella et tomates, Salmonella et melons, E. coli pathogène et gousses, légumineuses ou céréales fraîches.
En 2013, l’Efsa analysera les facteurs qui contribuent aux risques provenant de ces combinaisons d’aliments et d’agents pathogènes.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.