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L’envahisseur allemand ?

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Pointée du doigt ou admirée, l’Allemagne est souvent revenue dans les débats. Ne serait-ce que parce que les distorsions de concurrence dans la filière porcine (coût de la main d’œuvre, TVA forfaitaire ou réglementation environnementale), laissent un goût très amer aux industriels présents comme le français Cooperl ou le belge Westvlees. Jos Claeys, président de Westvlees (leader belge de l’abattage/découpe de porc), tout comme Cooperl, subit de plein fouet la concurrence de la main d’œuvre à bas prix allemande. De 40 %, la part de l’activité réalisée en Allemagne est passée à 5 %. « Mais la qualité de nos produits n’est pas la même », relève-t-il. Pour compenser le manque à gagner, de nouveaux marchés ont été trouvés, au grand export notamment.
Yves Stunic, directeur général d’Arro (groupe Reinert), a pour sa part voulu « relativiser l’envahisseur allemand ». « Les Allemands sont entrés en France sur le jambon cru premier prix parce que les Français ne voulaient pas fournir ces produits », estime-t-il. Une réflexion qui recoupe celle de Jean-Paul Jamet, directeur du CNPA, sur le secteur laitier.
« La France ne participe pas à l’augmentation des échanges de produits laitiers. Sur les fromages, les fabrications françaises, de grande qualité, ne sont pas au cœur des échanges de gouda ou d’emmental. Ce faisant, nous nous privons d’inonder certains marchés. La question est de savoir si nous sommes capables de produire toutes les gammes correspondant à la demande. »

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