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Les ambitions de Bioline dans la troisième voie de l’agriculture

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Bioline (InVivo) a réuni le 22 juin près de 400 participants sur sa plateforme d’innovations dans l’Essonne. L’occasion de présenter ses solutions pour la troisième voie de l’agriculture.

« On veut promouvoir des solutions pour accompagner la transition agricole réclamée par la société », a déclaré en conférence de presse le d.g. d’InVivo Thierry Blandinières. Bioline, le pôle Agriculture de l’union de coopératives, a organisé pour cela une visite de sa plateforme d’innovations à Milly-la-Forêt (Essonne). Quelque 250 technico-commerciaux de coops et négoces, 30 industriels de l’agroalimentaire, 40 dirigeants de coops ont répondu présents. Ils ont pu arpenter la vingtaine d’hectares de micro-parcelles d’essais tournés « vers la transformation des pratiques agricoles, comment répondre aux cahiers des charges » voulus par le consommateur, a expliqué le d.g. de Bioline Laurent Martel. Cette troisième voie de l’agriculture propose de concilier les attentes des consommateurs et citoyens sur l’alimentation, la préservation de l’environnement, tout en offrant aux agriculteurs une juste rémunération et une qualité de vie. En tant qu’« architecte de solutions innovantes », Bioline compte valoriser le concept en élaborant, avec ses coopératives, un indicateur synthétique de la performance sociétale des intrants agricoles. L’outil baptisé Onescore doit voir le jour d’ici à la fin de l’année.

Une large palette d’essais

Agriculture de conservation des sols, régénératrice, de précision, conduite culturale bas carbone, HVE (Haute valeur environnementale), agrivoltaïsme, irrigation, autonomie en protéine, biocontrôle, etc. : Bioline a présenté le 22 juin des résultats d’expérimentation sur une large palette de thématiques. Cinquante-six essais ont été conduits en 2021.

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La troisième voie de l’agriculture doit « apporter un revenu complémentaire au producteur », estime Thierry Blandinières. Son idée est notamment de monétiser, via les crédits carbone, les « effets positifs » des céréales vis-à-vis du changement climatique. « Il faut parvenir à créer une différenciation » des pratiques agricoles vertueuses « qui doit se retrouver dans les prix des commodités agricoles », soutient également le patron d’InVivo. Thierry Blandinières plaide pour la création de contrats Céréales RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) sur les marchés à terme. Déjà, lors du congrès de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) le 1er juin, il avait défendu cet « enjeu pour la valorisation de l’exportation de blé » : « Arriver à valoriser les commodités, donc faire évoluer la Bourse de Chicago pour disposer d’un nouveau contrat Blé premium. » InVivo, qui s’apprête à doubler de taille avec le rachat de Soufflet, espère peser dans le projet en emmenant les géants internationaux du négoce que sont les américains ADM, Bunge, Cargill, l’européen Louis Dreyfus, surnommés les ABCD.

« Apporter un revenu complémentaire au producteur »