Les difficultés que rencontre aujourd’hui la filière laitière ne réjouissent pas Alain Jeanroy, directeur général de la CGB (Confédération générale des producteurs de betterave). « Nous sommes dans un contexte où l’on parle beaucoup de régulation, et où l’on a en même temps l’impression de ne plus pouvoir organiser l’offre, remarque-t-il. Or l’éparpillement de l’offre rend les producteurs très vulnérables face à des acheteurs peu nombreux ». Comme le lait, la betterave est une production encadrée par un accord interprofessionnel. Mais avec une différence de taille : concernant la betterave incluse dans le quota, c’est l’OCM (organisation commune de marché) sucre qui fixe les prix. A l’image de ce qui se pratique pour le champagne, l’accord interprofessionnel, valable pour toutes les betteraves (du quota ou non), est surtout là pour fixer les conditions techniques d’achat. Mais si Bruxelles rendait une décision favorable aux interprofessions, la CGB serait ravie de préciser la rémunération de la betterave hors quota à l’aide de l’accord interprofessionnel. Rappelons que le droit européen est plus fort que le droit français et que le gouvernement français a envoyé en janvier à Bruxelles un mémorandum très positif pour les interprofessions.
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