Le Syrpa (Syndicat national des professionnels de la communication et des rédacteurs de la presse agricole) et son partenaire, le groupe Alliance, présentent la deuxième édition de l’observatoire des métiers de la communication. Le communicant en agriculture est un homme (dans 57 % des cas) de 44 ans en moyenne ayant 20 ans d’expérience dont 7 ans dans la communication acquise auprès de 2,7 employeurs différents.
Le communicant du monde agricole présente des spécificités au regard de son homologue « non agricole ». C’est ce que révèle la deuxième édition de l’observatoire Syrpa-Alliance des métiers de la communication. 200 communicants du monde agricole ont été sélectionnés « selon une procédure aléatoire » et interviewés par téléphone durant l’été 2005.
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Dans le domaine agricole, la fonction communication n’est pas nécessairement occupée par des « spécialistes ». Seulement 14 % des communicants ont directement commencé leur carrière dans leur communication. Les autres ont généralement connu des parcours initiaux dans des fonctions techniques, marketing, vente ou administrative. 37 % seulement ont une formation en communication (dont 17 % seulement en formation initale). 29 % des personnes en charge de la communication pour leur structure, y consacrent moins de 50 % de leur temps de travail (27 % seulement s’y consacrent à 100 %).
Des actions de communication locales
Ce qui différencie les communicants du milieu agricole à d’autres secteurs d’activité est aussi la valeur de leur budget moyen qui se situe à 562 000 euros (hors masse salariale). De plus, ce budget est consacré en moyenne pour 40 % à des actions locales et régionales. Dans 41 % des cas, les actions suivent des objectifs de type « communication institutionnelle ». Au total 78 % des budgets sont consacrés à des actions sur des cibles « agricoles ». Les 22 % restant sont destinés à convaincre les actionnaires, consommateurs ou relais d’opinion non agricoles. La profession des communicants dans le secteur agricole est, par ailleurs, moins féminisée.