États-Unis
Campbell Soup a été sanctionné à Wall Street le 18 mai après le départ surprise de sa dirigeante et l’annonce d’une remise à plat de sa stratégie. La société dont les ventes ont reculé au cours des trois dernières années fiscales, est en difficulté. "Nous ne sommes pas satisfaits de nos résultats financiers", a constaté le directeur financier du groupe Anthony DiSilvestro dans le communiqué détaillant la performance de Campbell Soup au cours des trois mois se terminant fin avril. Sur ce trimestre, le groupe affichait une perte nette de 393 M$ (333,5 M€) pour un chiffre d’affaires de 2,13 Mrd$ (1,8Mrd€). Dans ce contexte, Denise Morrison, à la tête de l’entreprise depuis sept ans, a "choisi de prendre sa retraite avec effet immédiat". Elle sera temporairement remplacée par un membre du conseil d’administration, Keith McLoughlin. Ce dernier a d’ores et déjà indiqué que "toutes les options étaient sur la table". Campbell Soup prévoit de "revoir tous les aspects de son plan stratégique et de la composition de son portefeuille".
Selon le Wall Street Journal, les analystes voient dans Kraft Heinz un potentiel acquéreur de Campbell Soup. Ils mettent en avant le besoin de consolidation pour les Big Food, ces grandes marques de consommation alimentaire qui peinent à enrayer la baisse de consommation de leurs produits, pour tenter de réduire leurs coûts et améliorer leurs marges. Reste qu’un changement de contrôle de Campbell Soup devra remporter le vote favorable des actionnaires historiques. Le Campbell Trust et Mary Alice Dorrance Malon, héritière des fondateurs de l’entreprise, détiennent 42 %, relève encore le WSJ.