Fort peu présents sur les marchés à terme agricoles en Europe, les fonds indiciels sont en revanche très actifs sur les bourses américaines, notamment à Chicago. « Ils interviennent pour couvrir le risque d’inflation, dans une logique de diversification des actifs », explique Jean-Loïc Bégué-Turon. Ils placent de l’argent à long terme, sur plusieurs années. Si le marché des matières premières agricoles les séduit, c’est parce que les fondamentaux en sont haussiers. Ils s’y positionnent en tant qu’acheteurs. Les fonds indiciels achetant indépendamment de la réalité immédiate du marché, ce sont eux les responsables de certains retournements : par le seul fait de leurs acquisitions, ils peuvent par exemple faire monter les prix du blé juste après une récolte mondiale record. Début 2010, ils devraient créer une nouvelle petite secousse. Goldman Sachs et UBS vont rééquilibrer les paniers de matières premières sur lesquels reposent le S&P GSCI Commodity index et le Dow Jones UBS Commodity index. Le poids du pétrole va diminuer au profit du soja et du maïs, qui vont grimper de quelques pourcents. Des réajustements qui ne passeront pas inaperçus puisqu’ils portent sur des sommes énormes : 65 milliards de dollars pour le S&P GSCI Index et 35 milliards pour le Dow Jones-UBS index.
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