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Compte à rebours Les IAA britanniques se préparent à un hard Brexit

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À l’approche d’un Brexit sans accord, les IAA britanniques sont sommées de lancer leur plan d’urgence hard Brexit. Le rejet par le Parlement la semaine dernière de l’accord négocié par Theresa May renvoie aux industriels de l’agroalimentaire et aux distributeurs une grande incertitude sur le futur de leurs activités. Faute d'accord, les IAA s’attendent à voir au lendemain du 29 mars et du Brexit, les frontières avec l’Irlande renforcées, les tarifs augmenter et les délais de livraison s’étirer. « Brie français, parmesan italien, huile d’olive, bière belge ou même pinot gris seront beaucoup plus difficiles à trouver en Grande-Bretagne et à des prix beaucoup plus élevés », selon le quotidien écossais The Scotsman. Depuis la semaine dernière, un consommateur sur six a commencé à faire ses réserves en vue d’un hard Brexit. Tesco et Marks & Spencer confirment eux aussi augmenter leurs stocks. En Ecosse, le secteur des IAA a connu une belle croissance ces dix dernières années. Mais l’ambition de doubler le chiffre d’affaires de la filière d’ici à 2030 est totalement plombée.

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En plus des problémes liés aux frontières et aux douanes, le cabinet juridique Eversheds, invite quant à lui les IAA à vérifier que la structure de leurs entreprises leur permette de continuer à avoir des relations commerciales après le Brexit. Dans la cacophonie ambiante, les IAA britanniques en appellent donc à ce que les politiques écoutent enfin les experts. « L’agroalimentaire est notre secteur économique le plus florissant ces dernières années, alors que d’autres industries ont décliné », rappelle The Scotsman. « À ce jeu, il n’y aura pas de gagnants, la priorité absolue est de tout arrêter. »