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Les industriels déplorent une nouvelle baisse des prix d’achat par les distributeurs

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Le médiateur des relations commerciales agricoles, Francis Amand, a constaté le 20 avril que les prix d’achat obtenus par les fournisseurs à l’issue des négociations commerciales closes le 1er mars, et après déduction des remises et services, sont en recul « de l’ordre de 0,3 % » sur un an, selon un communiqué. Et cela alors que « les demandes de hausses de tarifs de la part des fournisseurs étaient de 3 % ». Une « légère déflation est observée pour toutes les catégories de produits à l’exception de celle des produits frais laitiers et des œufs, qui connaissent à nouveau une évolution positive de leurs prix d’achat en 2021 », à hauteur de +0,5 %, poursuit le médiateur.

Ces chiffres sont obtenus à partir des éléments fournis par les distributeurs et les fournisseurs des rayons épicerie salée, épicerie sucrée, produits frais laitiers et œufs, produits frais non laitiers (charcuterie, sandwichs…), surgelés et boissons. Ils doivent « être relativisés », est-il précisé, car ils ne couvrent pas les produits sous MDD, les viandes, ni les produits livrés en vrac (fruits et légumes frais, viandes fraîches non emballées par le fournisseur, poissons, une partie du rayon boulangerie-viennoiserie…).

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Les industriels de l’agroalimentaire se sont montrés très déçus par ce bilan, pointant une « destruction de valeur » qui se poursuit depuis huit ans, et « malgré la flambée des prix de certaines matières premières agricoles », selon un communiqué commun de l’Ania, la Coopération agricole, la Feef et l’Ilec. Ils alertent sur le taux de marge des industries agroalimentaires qui « atteint son plus bas niveau historique », estimant qu’il a baissé de près de 40 % depuis 2009. Ces organisations professionnelles demandent de « renforcer la protection du tarif des fournisseurs industriels » en passant par une loi Egalim 2.