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Prix du lait Les industriels laitiers favorables à la contractualisation

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Dans un contexte difficile pour la filière laitière au sujet du prix payé aux producteurs, Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture, a reçu le 1 septembre les industriels laitiers, coopératifs ou privés. Au menu : la possibilité de développer la contractualisation entre éleveurs et laiteries.

La contractualisation va-t-elle réussir à ramener de la sérénité dans la filière laitière ? C’est en tout cas l’option qu’ont évoquée les industriels laitiers et Michel Barnier le 1 er septembre, quelques jours après la crise qui a opposé Entremont et ses éleveurs fournisseurs de lait. En effet, après les producteurs de lait reçus la semaine d’avant par Michel Barnier, ce dernier a souhaité s’entretenir avec les industriels de la filière laitière. Gérard Budin, vice-président d’Atla (Association de la transformation laitière), et président de Sodiaal Orlac, accompagné des directeurs de la FNIL (Fédération nationale des industries laitières) et de la FNCL (Fédération nationale des coopératives laitières), a rencontré le ministre alors que le conflit entre l’entreprise Entremont et ses producteurs avait trouvé une issue positive.

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Des points de repère

Pour autant, le problème du prix du lait reste entier dans « une situation économique radicalement différente de celle de l’an passé », souligne Gérard Budin. La situation est difficile, à l’image du groupe Bongrain qui a annoncé des résultats en forte baisse. Comme il n’y a plus de recommandation nationale sur le prix du lait délivré par l’interprofession laitière du fait de l’injonction de la DGCCRF (répression des fraudes), la solution pour les industriels est la contractualisation entre les entreprises et leurs producteurs. Quant à savoir quel sera le rôle futur de l’interprofession laitière, les industriels répondent qu’elle pourra donner « des points de repère ». En effet, dans ces contrats, il faudra définir un prix et un volume. Michel Barnier a mis en place un groupe de travail à ce sujet. Les industriels comptent y participer afin d’établir « des bases de fonctionnement harmonieux » entre les acteurs du secteur laitier. Une filière qui en aura sans doute bien besoin dans une conjoncture plus difficile.