Au lendemain de la publication du rapport de l’Ifen, l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) a tenu à relativiser les données présentées.
« Si le réseau de l’Ifen couvre de plus en plus de points d’observation, il ne permet toujours pas de comparer les résultats obtenus d’une année sur l’autre, ni d’analyser l’évolution de la situation en fonction des mesures prises pour limiter la présence de substances actives dans les eaux » estime l’UIPP. « Aussi, dans la configuration actuelle du rapport, il est difficile de mesurer les conséquences des actions initiées par l’administration ou de celles déjà engagées par l’UIPP et l’ensemble des acteurs agricoles pour contribuer à préserver la qualité de nos ressources en eau » ajoute t-elle. Les industriels ajoutent que « si la présence de produits phytosanitaires dans les eaux, à des quantités supérieures à la norme en vigueur, est difficilement acceptable pour le citoyen, les traces retrouvées ne présentent pas de risque pour le consommateur, compte tenu des normes fixées par l’UE dans les eaux de boisson à 0,1 microgramme/l ».