Abonné

Les Maraîchers nantais craignent une « pénurie de légumes »

- - 2 min

Pour la deuxième fois depuis le début de l’année, la fédération des Maraîchers nantais envoie un SOS aux députés de Loire-Atlantique. Dans une lettre adressée à ces derniers en date du 10 mars, les professionnels du bassin maraîcher ligérien disent craindre une baisse de production dans les mois à venir, faisait même planer la crainte d’une « une pénurie de légumes » sans intervention de l’État. Selon eux, plusieurs exploitations « évoquent aujourd’hui une possible cessation d’activité à défaut de mesures de soutien » face à l’augmentation des coûts de production. La fédération indique également que certains jeunes maraîchers « pensent sérieusement à ne pas reconduire leurs semis pour passer l’orage ».

Alors que la situation était déjà compliquée suite à une hausse des coûts de production de 50 % en 10 ans pour la mâche, les maraîchers nantais recensent une nouvelle hausse de 10 % lors des deux derniers mois. En cause, le prix du gazole non routier (GNR), mais aussi des engrais ou des plastiques recouvrant les tunnels nantais. La situation est particulièrement compliquée pour les productions sous serre touchée par la hausse du prix du gaz depuis le début de la guerre en Ukraine. « Le coût des apports de chaleur indispensables à la culture atteint par mois l’équivalent de 18 % du chiffre d’affaires annuel ! », souligne le courrier.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

S’ils regrettent des négociations commerciales qui n’ont pas permis d’atteindre un prix de vente suffisant pour couvrir ces hausses, les Maraîchers nantais estiment que le consommateur ne peut pas assumer seul cette hausse inédite des coûts de production. Ils en appellent à l’État afin d’obtenir « une intervention massive de la puissance publique ». Ils invitent chaque député du département à remonter ce besoin auprès du ministère de l’Agriculture en urgence afin d’éviter des situations d’arrêts de production dans les semaines, voir dans les jours à venir. Selon eux, seul deux députés avaient relayé leur première demande du 15 janvier auprès du ministre.

Des coûts de production en hausse de 10 % sur deux mois