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Enseignement agricole Les MFR repensent la charte de l’alternance

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Les Maisons familiales et rurales ont consacré deux journées les 26 et 27 janvier à Paris à une réflexion sur la formation par alternance. Cette réflexion pourrait déboucher sur une réécriture de la charte de l’alternance.

Les Maisons familiales et rurales ont réuni quelque 900 personnes (600 formateurs et 300 maîtres d’apprentissage) pour ces deux journées d’étude sur le thème « Questionnons l’alternance ». Leur objectif était de faire le point sur le modèle éducatif de l’alternance pratiqué par les MFR et d’impulser une réflexion sur ses évolutions possibles dans un monde en mutation. Longtemps critiquée, l’alternance est à présent reconnue pour sa valeur pédagogique. « Aujourd’hui on considère, même dans l’enseignement supérieur, que les situations d’alternance permettent de transformer en savoir-faire et compétences, les savoirs acquis dans les parcours de formation », a déclaré Georges Asseraf, président de la Commission nationale de la formation professionnelle en ouverture des ateliers. Il a rappelé que depuis 2002, la loi permet d’accéder à de nombreuses certifications professionnelles par l’expérience professionnelle (Validation des acquis de l’expérience), ce qui donne plus de poids au développement des compétences en entreprise.

Redéfinir le rôle de chaque acteur
A l’issue de ces journées, les MFR envisagent de réécrire leur charte de l’alternance, en redéfinissant le rôle de chaque acteur. Les débats, menés le 26 janvier à travers 10 ateliers spécialisés par activité agricole, ont souligné l’importance déterminante de la relation humaine entre élève ou apprenti, maître de stage, formateur et parents. Le succès des formations repose largement sur les qualités de cette relation.
D’autre part, les MFR s’attèlent à la réécriture des plans de formation, notamment ceux des bacs professionnels (10 000 élèves) afin d’adapter les nouveaux cursus au mode de formation en alternance. Enfin, elles vont tester un cycle préparatoire à l’engagement de formation en entreprise, sous forme de stage sous statut scolaire. Le but est d’éviter les ruptures d’engagements qui varient de 15% à 50% selon les cursus.

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