Abonné

Marché viticole Les pays émergents : des marchés à prendre

- - 3 min

L’année 2005 a été marquée par une reprise des exportations de vins français. Les ventes aux grands pays importateurs qui tirent le marché sont à consolider, mais les regards des producteurs français se portent sur les pays émergents (Chine, Russie, Inde, Brésil) qui présentent un fort potentiel de développement. L’Asie pourrait bien être le nouvel Eldorado du marché viticole.

La Chine est le 14 e importateur de vins français en volume en 2006 (avec environ 100 000 hl soit une augmentation de 90 % par rapport à 2005), mais seulement le 19 e en valeur (source Ubifrance). Même constat pour la Russie qui atteint la 6 e position des volumes exportés (+91,6 % en 2006 avec 810 000 hl) et le 13 e rang en valeur. Ces deux pays en plein boom économique, auxquels on peut ajouter l’Inde et le Brésil, attisent la convoitise de tous les producteurs de vins français. La Chine avec une augmentation de la consommation de plus de 22 % entre 2001 et 2005 est dorénavant le 10 e consommateur mondial de vin. Rien d’étonnant, dans ce contexte, à ce que le salon Vinexpo Asia-Pacific se tienne à Hong Kong en 2008, comme c’était déjà le cas en 2006. L’édition 2007 de Vinexpo, à Bordeaux, a vu le nombre de visiteurs chinois multiplié par trois, celui des Indiens par 1,5 par rapport au salon précédent (2005).

Tout le monde veut sa part du gâteau !

« Le plus important dans un premier temps – et c’est ce que nous faisons – est de former des cavistes qui sachent vendre nos vins », explique Florence Barthès, directrice d’inter Oc (interprofession des vins de pays d’Oc). « Séminaires, salons, dégustations, formations, il faut faire un travail d’information sur ces nouveaux marchés si l’on veut y entrer », confirme Éric Aracil, directeur adjoint du comité interprofessionnel des vins du Roussillon. « Ce qui est intéressant sur ces nouveaux marchés encore vierges, c’est que l’on n’est pas obligé de véhiculer la même image que celle du vin en France, au contraire il faut en implanter une qui corresponde le mieux au pays », s’enthousiasme François Millo, directeur du CIV de Provence. « Dans tous ces pays émergents la cuisine est épicée. Le rosé se marie bien avec ces types de plats, c’est une chance à saisir pour nous, producteurs en Provence. Surtout au Brésil, où au travers d’événements nous essayons d’associer la consommation de rosé à la fête », poursuit-il.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

exportations
Suivi
Suivre

Florence Barthès ne croit pas beaucoup, pour sa part, aux opportunités de développement sur le marché chinois. « S’ils veulent du vin, les Chinois en produiront. D’autant qu’ils possèdent d’importantes surfaces en vigne (pour la production de raisin sec). Par contre, l’Inde est un marché très prometteur car très qualitatif. Si les barrières douanières indiennes sont revues à la baisse il y aura de bonnes opportunités de développement », estime-t-elle.