Abonné

Banane Les pays latino-américains s’attendent à une nouvelle offre de l’UE

- - 2 min

Le Costa Rica, mais aussi l’Equateur, s’attendent à ce que l’UE fasse une nouvelle offre ce mois-ci afin de tenter de régler à l’amiable l’interminable différend sur le régime communautaire d’importation de bananes.

«On m’a dit que l’UE fera une offre, fera quelque chose, en février » pour trouver une solution au différend sur la banane, a déclaré le 30 janvier le ministre costaricain des affaires étrangères, Marco Vinicio Ruiz, à son arrivée au Forum économique mondial de Davos. « Je crois vraiment que l’UE veut résoudre le problème », a insisté M. Ruiz, qui venait d’avoir des entretiens à Bruxelles. Des représentants de l’Equateur, principal exportateur mondial de bananes, ont entendu la même chose, a-t-il ajouté.

Pressions sur les Européens

Les Européens et les fournisseurs latino-américains de bananes étaient parvenus à un compromis en marge de la réunion ministérielle du cycle de Doha, en juillet dernier à Genève. L’idée était de réduire de 176 euros/tonne actuellement à 148 euros/t en 2009, puis graduellement à 114 euros d’ici 2016, le droit de douane communautaire applicable à ces produits, tandis que les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) bénéficient d’un quota d’importation préférentiel sur le marché de l’UE Voir n° 3163 du 21/07/08.

Les négociations globales de l’OMC ayant échoué, les Européens ont estimé que cet accord était caduc.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Résoudre le problème de la banane est nécessaire pour boucler le cycle de Doha car celui-ci autoriserait à la fois des réductions tarifaires plus lentes pour les produits concurrençant ceux exportés par les pays démunis ACP et des réductions plus rapides pour les produits tropicaux. Il est donc nécessaire que l’UE et les fournisseurs latino-américains de bananes s’entendent sur la façon de traiter la banane.

Enfin, l’OMC a encore augmenté la pression sur l’UE en confirmant en appel, en novembre dernier, sa condamnation du système communautaire d’importation de bananes, sur la base de plaintes des Etats-Unis et de l’Equateur Voir n° 3179 du 01/12/08.

L’Equateur a récemment menacé d’exercer son droit d’imposer des sanctions commerciales aux Européens si aucune solution n’est trouvée.