L’indice FAO des prix des produits alimentaires, publié le 9 mai, s’est établi en moyenne à 215,5 points en avril 2013, soit une avancée de 2 points (1,0 %) par rapport à la valeur révisée de mars (213,2 points) et à celle d’avril 2012. L’indice actuel n’est inférieur que de 9% au sommet atteint en février 2011. Tout comme l’évolution des prix observée en mars, la progression du mois d’avril est presque exclusivement due à une forte hausse des cours des produits laitiers, dans la mesure où les prix de la viande n’ont que légèrement augmenté et que les cours des autres denrées alimentaires ont fléchi, constate l’organisation internationale. L’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 258,8 points en avril, en forte hausse de près de 14,9% par rapport à mars. La flambée des prix observée ces derniers mois tient principalement à une chute brutale de la production de lait en Nouvelle-Zélande, suite à une période de sécheresse anormalement prolongée en début d’année qui a induit les agriculteurs à tarir ou à réformer leurs vaches laitières plus tôt que d’habitude, donnant ainsi lieu à une diminution de la transformation des produits laitiers. L’envolée des prix est due davantage à l’absence de stocks commerciaux qui auraient permis de faire face à une contraction aussi inattendue des disponibilités, qu’à des problèmes d’approvisionnement plus profonds, d’autant plus que la production globale de la Nouvelle-Zélande pour l’année 2012/2013 (juin-mai) devrait atteindre des niveaux records. En Europe, grâce à des températures plus clémentes en avril, le volume de production laitière cumulée a pu revenir à la normale saisonnière dans un certain nombre de pays. L’Indice des prix des céréales s’est établi en baisse de 4,1%, mais supérieur de près de 4,9 % au niveau enregistré en 2012 pendant la même période. L’indice des matières grasses et huiles s’est établi en baisse de 1,5% par rapport à mars. Les prix du sucre sont en baisse de 3,6% par rapport à mars qui avait connu un fort rebond. Cette chute est due principalement à des prévisions tablant sur une forte reprise de la production de canne à sucre destinée à la prochaine campagne de broyage au Brésil, pays qui est le plus grand exportateur mondial. L’arrivée attendue d’une plus forte production de sucre sur le marché mondial et la contraction de la demande d’importation ont exercé une pression à la baisse sur les prix à l’exportation du sucre.
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