« Nous souffrons d’un écart trop important avec les producteurs italiens ». Pour François Callet, deux problèmes se posent : « L’écart des cours français avec ceux pratiqués en Italie est encore trop important. De plus, à 5,2 tonnes l’hectare, nos rendements sont trop faibles. » En cause, une limitation trop importante du nombre de produits phytosanitaires par les autorités françaises. « Une distorsion de concurrence » pour François Callet, au regard des pratiques italiennes ou espagnoles. « Au final, les coûts de production sont plus élevés en France qu’en Italie alors que les cours du marché y sont plus bas ! » Le riz de Camargue possède pourtant un atout : une IGP obtenue en 2000. Cette certification a nécessité la mise en place d’un cahier des charges qualitatif dans toute la filière… mais reste très peu valorisée. Alors que 90 % de la production sont sous IGP, seuls 10 % sont commercialisés comme tel. « Le riz demeure un produit de base, juge Patrick Madar, et nos volumes sont encore trop faibles pour pouvoir investir dans une communication de masse ».
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