Les services de remplacements poursuivent leur essor. Depuis 10 ans, la FNSR travaille à leur amélioration. Réunie en congrès le 20 mai à la Rochelle, la fédération nationale a demandé au ministre de l’Agriculture d’accélérer la mise en action du remplacement de congé maternité.
«Je souhaite que pour tous les jeunes, le remplacement soit un réflexe », a lancé Emmanuel Lachaize, président de la FNSR (Fédération nationale des services de remplacement) le 20 mai à la Rochelle en clôture du 10e congrès annuel de l’organisation. En 10 ans, les remplacements en agriculture ont progressé de 35%. Ils représentent aujourd’hui l’équivalent de 2 700 temps pleins soit 540 000 journées réalisées. Pour plus du tiers, ils concernent des remplacements d’arrêts pour maladie ou accident du travail. Le remplacement pour congé a progressé de 45% ces deux dernières années, représentant aujourd’hui plus du quart des journées remplacées. « En créant, sous l’impulsion de la FNSR, le crédit d’impôt pour le remplacement pour congé, la loi d’orientation agricole de 2006 a permis cette formidable avancée sociale pour notre profession », s’est félicité le président de la FNSR.
Congé maternité et formation encore en attente
Et la fédération entend mener à terme d’autres actions. Le congé maternité qui fait partie de la loi de financement de la sécurité sociale 2008 attend encore la publication d’un décret d’application pour entrer en vigueur. « Les agricultrices qui auraient pu depuis le début d’année prétendre aux nouvelles dispositions n’en auront finalement pas bénéficié » : c’est pourquoi Emmanuel Lachaize a demandé au ministre de l’Agriculture que « toutes celles qui sont concernées par ces nouvelles mesures et dont le congé maternité serait en cours lors de la publication du décret puissent y avoir droit ». Il souhaite également que chaque région profite d’une partie de la taxe Casdar « remplacement » pour permettre aux agriculteurs de suivre des formations.