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Après une légère baisse en septembre, la balance des échanges agroalimentaires français repart à la hausse et atteint 1 494 millions d’euros en octobre, selon les chiffres publiés par Agreste. Il augmente de 106 millions par rapport à octobre 2011. L’excédent augmente à la fois avec l’UE et les pays tiers. Pour le solde avec l’UE, ce sont les produits bruts qui expliquent la hausse, et pour celui avec les pays tiers, ce sont les produits transformés.
L’excédent en produits agricoles bruts augmente. Les exportations de blé tendre reprennent à la fois grâce à la demande des pays tiers, mais aussi grâce à la hausse des prix. De façon générale, les exportations de produits végétaux bénéficient de la hausse des prix. L’excédent des échanges de produits transformés repart à la hausse. La plupart des exportations de produits transformés augmente. Les ventes de vins et d’alcools à l’UE et aux pays tiers restent le principal moteur de la croissance des exportations. Par contre, les importations en provenance de l’UE progressent aussi vivement.
Sur les dix premiers mois de l’année, l’excédent atteint 9 514 millions d’euros et augmente de 186 millions d’euros par rapport à la même période de 2011.
Légère hausse de l’excédent en produits transformés
L’excédent des échanges en produits agricoles transformés atteint 909 millions d’euros en octobre 2012, en hausse de 20 millions par rapport à octobre 2011. Les exportations augmentent de 368 millions d’euros. Hormis pour les huiles et le sucre, les exportations de l’ensemble des produits transformés sont en hausse. Les ventes de vins et champagnes progressent de 110 millions d’euros, sous le seul effet des volumes : la demande progresse aussi bien vers les pays tiers (Etats-Unis) que vers l’UE (Royaume-Uni). Les ventes d’alcool, de cognac principalement, progressent de 47 millions d’euros grâce à la demande des pays tiers.
Les importations augmentent de 348 millions d’euros. Les achats de boissons progressent de 67 millions d’euros, du fait des volumes : la bière, les eaux minérales et les alcools éthyliques tirent la croissance. La hausse des importations s’explique par celle des prix.