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Le groupe chocolatier suisse Lindt & Sprüngli a vu en 2009 son chiffre d’affaires reculer très légèrement de 1,9%, mais s’attend à une amélioration de la situation économique au second semestre de l’année en cours. Les ventes du groupe ont atteint 2,52 milliards de francs suisses (1,7 milliard d’euros), soit une croissance organique de 2,3% en monnaie locale, mais elles ont souffert des effets de change. En Amérique du Nord et en Australie, Lindt & Sprüngli a enregistré une progression supérieure à la moyenne, notamment au second semestre, tandis que les ventes ont été plutôt « modestes» en Europe. Le groupe table toujours sur un résultat d’exploitation (Ebit) dans la fourchette basse des 260 à 280 M FS annoncés précédemment.
Comme son compatriote Barry Callebaut, Lindt & Sprüngli s’attend à des coûts élevés des matières premières, notamment du cacao et du sucre qui ont atteint leurs plus hauts depuis 30 ans. Malgré la concurrence du hard-discount et des marques propres, le groupe a gagné des parts de marché et ne compte que «ponctuellement» procéder à des hausses de prix dans le courant de l’année.